Archives de catégorie : Le coût de la rentrée scolaire

coût de la scolarité 2016 : + 1.99 %

18 août 2016 – Cout de la Scolarité : + 1,99 %

La CSF nationale publiait, il y a 43 ans, son premier dossier sur le Coût de la Scolarité. L’enquête nationale, réalisée sur le terrain auprès des familles adhérentes à La CSF a pour objectif de donner une photo à l’instant T de ce que représente le coût de la scolarité d’un enfant ou plusieurs dans le budget des familles.
En 2016, le constat est préoccupant.
L’enveloppe que les familles devront consacrer à leur(s) enfant(s) est en hausse de + 1,99 % par rapport à 2015. Même si l’inflation est quasiment nulle (+ 0,2 %), les explications liées à cette augmentation ne manquent pas.
Le DOSSIER COMPLET est disponible en téléchargement.  

Allocation de rentrée scolaire 2016

En cette dernière semaine d’août, l’allocation de rentrée scolaire est versée aux familles. La CSF nationale donne son point de vue

Allocation de Rentrée Scolaire :
on ne touche à rien !

Cette allocation tant attendue par les familles ne concernera qu’un enfant sur deux en âge scolaire. Indexée sur le coût de la vie qui a augmenté uniquement de 0,2 % en 2015, le montant de l’ARS reste inchangé pour la deuxième année consécutive.
Cette situation est d’autant plus étonnante au regard des exigences de plus en plus nombreuses liées à la scolarité : équipement informatique, fournitures de sport, trousse de secours, …
Si l’ARS couvre les dépenses en primaire et au collège, cela s’arrête au lycée où le coût de la rentrée dépasse le montant de l’ARS. Il le dépasse largement lorsqu’il s’agit des filières professionnelles. La CSF demande une meilleure modulation de l’ARS prenant mieux en compte les niveaux scolaires (primaire – collège – lycée) et non les âges des enfants.
Elle salue l’élargissement du bénéfice de l’ARS aux enfants handicapés de plus de 6 ans en maternelle et aux apprentis. Cependant, La CSF continuera à dénoncer la double peine appliquée aux lycéens de plus de 18 ans qui sont exclus du versement de l’ARS !
La CSF exige que l’ARS puisse être versée jusqu’au Baccalauréat.
Par ailleurs, La CSF considère les fournitures scolaires comme des produits de première nécessité qui devraient être soumis à la TVA à 5,5 % – au lieu de 20,6 % – comme le demande La CSF depuis de nombreuses années.
Rappelons que les frais de scolarité ne se résument pas aux seules dépenses de la rentrée, celles-ci se poursuivent tout au long de l’année comme la restauration et le transport scolaire ou encore les Temps d’Accueil Périscolaire qui représentent un coût non négligeable pour les familles.
La CSF alerte le gouvernement sur la présence de plus en plus importante du numérique dans les listes, notamment à l’entrée au collège. Cela alourdit le coût de la scolarité pour les familles. La CSF demande à ce que cette nouvelle donnée soit mieux prise en compte dans le calcul de l’ARS

La CSF revendique : - Une TVA à 5,5 % sur les fournitures scolaires - Une modulation significative de l’ARS tenant compte du montant global du coût de l’année scolaire, selon les niveaux (primaire – collège – lycée) - la mise à disposition des outils numériques dans le cadre du plan numérique de l’État - Le versement de l’ARS aux lycéens de plus de 18 ans

 

le cout de la scolarité 2015 : + 3,37%

En 2015, le constat est préoccupant. L’enveloppe que les familles devront consacrer à leur(s) enfant(s) est en nette augmentation par rapport à 2014 à + 3,37 % !

*** A télécharger / Coût de la scolarité : le dossier 2015 *** présenté ce jour 25 août 2015 par la CSF Nationale
Même si l’inflation est quasiment nulle (+0,2 %), les explications liées à cette augmentation ne manquent pas.
Des variations de prix importantes !
Le seul poste des fournitures scolaires croît de + 3.33 %, avec une hausse significative de près de 5 % en 6ème où le panier s’élève cette année à 174,79 € contre 166,88 € en 2014.
Les remontées des familles montrent toujours des listes de fournitures conséquentes, certaines pouvant contenir jusqu’à 71 articles. Pour rappel notre dossier prend en compte les enquêtes remontées par les familles de notre réseau CSF et UPE/CSF (Union de Parents d’Élèves).
La CSF réclame : une meilleure prise en compte de l’ensemble des familles, non pas en fonction de la situation (ou de l’âge) théorique mais à partir de la situation réelle de leurs enfants. Le montant des livres annexes est stable. Ce poste comprend les divers cahiers d’exercices notamment pour les langues vivantes, mais aussi les petits classiques et livres de poches étudiés en cours de Français ou encore l’achat d’un dictionnaire junior très demandé en cours élémentaire.
La hausse la plus significative constatée revient à l’équipement sportif, avec une augmentation de 16 % par rapport à l’an dernier. Il est souvent demandé aux familles 2 paires de baskets, une pour l’intérieur et une pour l’extérieur répondant à des critères particuliers concernant les qualités d’amorties.
L’équipement sportif doit souvent être complété par un maillot de bain, la natation faisant partie des prérogatives de l’Éducation Nationale.
Aussi, dès la classe de 6ème, la part consacrée à cet équipement est plus élevée pour les familles. Indéniablement la tenue sportive devient une tenue de tous les jours et, pour beaucoup de jeunes collégiens, un marqueur social.
Inégalité territoriale !
Cette année le budget moyen par classe ne prend pas en compte le poste des manuels scolaires. Ce choix a été fait en raison des inégalités sur le territoire national. Effectivement, les politiques régionales ne sont pas les mêmes partout. Certaines régions ont opté pour une dotation directe à l’établissement permettant ainsi le prêt des livres aux élèves.
D’autres ont privilégié des systèmes de chèques livres ou de cartes à puce dont les montants et les critères d’attribution sont très variables. Pour les familles qui n’ont pas la chance de bénéficier du prêt des manuels scolaires, la facture de la rentrée grimpera de manière conséquente avec une dépense moyenne de 264,62 € pour une classe de 2de Générale, et 283,55 € pour un jeune scolarisé en 1ère STI. Sur les 142 ouvrages référencés de l’enquête, la hausse des manuels scolaires est de + 1.9 %. Notons que les manuels scolaires de petits formats ne sont pas systématiquement moins chers que les grands formats.
Très chère technologie !
Si la fracture numérique en termes d’acquisition tend à se réduire, il n’en reste pas moins que ce poste a un coût élevé pour les familles d’autant que s’ajoutent les consommables, pas gratuits et peu appréhendés par les familles. En revanche, demeure une fracture encore significative au niveau des usages : illettrisme, famille sans domicile, barrière de la langue, …
Études supérieures : un luxe pas à la portée de tous, en particulier des familles populaires !
L’étape du lycée terminée, poursuivre ses études est un luxe ! Aux dépenses « classiques » liées à la scolarité il faut ajouter loyer d’un logement, transport, alimentation et bien souvent livres, ordinateur (etc.). Les bourses permettent de
couvrir une partie des dépenses mais sont loin de combler le différentiel ressources/charges. La CSF revendique la création d’un revenu d’autonomie du Jeune (RAJ). En effet près de 30 % des étudiants se voient contraints de travailler à temps plein pour subvenir à leurs besoins. Il est urgent de donner aux jeunes en études, en formation ou en attente d’emploi, les moyens de subvenir à leurs besoins en toute indépendance financière.
Un soutien insuffisant !
La CSF rappelle que l’ARS n’augmente pas en 2015 et que sa modulation est très insuffisante. En effet, on constate pour l’ARS une variation de seulement 33,27 € (soit 9,17%) entre un enfant en primaire et un jeune au lycée tandis que l’écart constaté pour les dépenses est de 255,27 € (soit 168 %).
Réforme des rythmes scolaires : le flou artistique !
La généralisation de la modification des horaires scolaires à tous les établissements à la rentrée 2014 ne démontre pas une réelle amélioration d’un rythme respectueux de l’enfant. Bon nombre de communes peinent à assurer la mise en œuvre des nouvelles activités péri-éducatives (TAP). De plus les contributions familiales augmentent en raison de la stagnation des dotations de l’État et de communes qui ne veulent ou ne peuvent pas assumer cette dépense. Il devient par ailleurs de plus en plus difficile de faire la différence entre les TAP et les services existant avant la réforme.
Réforme territoriale, les grandes régions : un plus ou un moins, l’avenir le dira !
Des interrogations pointent concernant la fusion des régions. Quelle sera de la règle des dotations, par exemple aux lycées quand 2 régions avaient des orientations différentes sur les aides. Nous nous interrogeons sur la façon dont seront pris en charge les transports ou quelles mesures seront mises en place pour les handicapés.
Un cadre législatif à repenser !
Certains exemples, issus de témoignages des familles que nous accompagnons, nous permettent de cibler quelques incohérences liées à la scolarité et à son coût. L’ARS s’arrête après 18 ans. Qu’en est-il des élèves qui ont redoublé une (ou deux) fois et qui débuteraient une classe de 1ère ou de terminale à 18 ans révolu ?
Un oubli sans doute.
Autre exemple frappant, le calcul des bourses ou des allocations attribuées à la famille est établi à partir du revenu n-2. Or, les revenus fluctuent tellement que les familles n’ont plus les mêmes moyens d’une année sur l’autre, ce qui engendre de grandes crispations au moment de l’annonce du montant de ces aides.
Contact : Johan Jousseaume
jjousseaume@la-csf.org
07.85.49.41.98
01.44.89.86.88  

Le coût de la scolarité étudiante 2011, notre enquête en Haute-Savoie !

Depuis 37 ans, la CSF mène une enquête  nationale sur l’ensemble des coûts liés à la scolarité (de la maternelle à l’université), pour favoriser l’accès à l’éducation pour tous et pour interpeller les élus locaux et nationaux.

Cette année, la CSF 74 a elle aussi mené l’enquête : elle a étudié le coût de  la scolarité des étudiants en Haute-Savoie !

Sur notre panel 2011, d’une moyenne d’âge de 24 ans, 5% des étudiants interrogés étaient à l’IUT, 11% à l’université et 84% dans des écoles privées.

Voici quelques chiffres intéressants que nous avons relevés :

– 89% des étudiants interrogés ont fait un stage, pourtant seulement 1/3 d’entre eux ont été indemnisés !

– 2/3 des étudiants questionnés ne touchent pas d’Allocation Pour le Logement (APL).

– 73% d’entre eux travaillent pendant leur temps libre pour financer leurs études, dont plus d’un tiers les weekend…

Ces étudiants, dont peu des revenus suffisants (rémunération de stage ou des aides apl), ont pourtant des frais de scolarité très importants, qui obligent la plupart d’entre eux à travailler en parallèle de leurs études.

 « il est devenu difficile de faire ses études sans travailler, mais il est  tout aussi difficile de réussir ses études en travaillant ! » étudiante de 22 ans à Annecy

Le coût du logement reste le plus considérable et représente une dépense annuelle moyenne d’environs 3680 €  (sur 9 mois) !

En Haute-Savoie, les coûts de transport sont également élevés, et probablement supérieurs à d’autres départements, car la voiture est  le moyen de déplacement  majoritairement utilisé (plus de 2/3 des étudiants interrogés !).

 

 

Face à ces dépenses conséquentes, la CSF 74 encourage les étudiants à partager, à partager les frais de logement en optant pour la colocation, ou pour co-habitation avec une personne âgée (« 1 toit 2 générations » par exemple) et à privilégier  les transports collectifs comme le bus ou le covoiturage !

 

Nos résultats corroborent ceux de l’enquête à l’échelon national :

 

Le logement : le poste le plus lourd.

Les coûts inhérents à une location ne se limitent pas au loyer, auxcharges mensuelles ni au dépôt de garantie (1 mois pour les locations vides). Il faut en effet ajouter différentes dépenses incompressibles que les jeunes ne mesurent pas toujours comme les frais d’agence, l’assurance habitation, l’éventuelle location d’un véhicule pour le déménagement, la taxe d’habitation…

Il existe des organismes comme le dispositif Loca Pass, les CAF, pour atténuer ces coûts mais les APL ne sont pas versées le premier mois d’emménagement. Les étudiants subissent de plein fouet l’augmentation des loyers qui vont de 5,6 % en province à 8,1 % à Paris.

Le loyer mensuel moyen (hors les résidences collectives) est de 515 € duquel il faut déduire l’APL ou l’ALS selon le logement.

Le travail des étudiants : incontournable pour beaucoup

Environ 3/4 des étudiants exercent un petit boulot pendant les vacances et/ou pendant l’année. 34 % de ces étudiants exercent cet emploi de 3 mois à toute l’année et pour 16,3 % il est en lien avec les études suivies.

Pour 40 % des étudiants, ce revenu leur est indispensable pour vivre. Pour une grande partie la conciliation travail/étude est difficile.

Beaucoup de ceux qui travaillent plus de 6 mois, déclarent que le travail prime sur les études.

 Selon l’UNEF, « les étudiants salariés ont 40 % de risques supplémentaires d’échouer que les autres, simplement parce que le travail universitaire est incompatible avec un emploi salarié ».

L’UNEF dénonce toujours le scandale des frais annexes au droit d’inscription, qui sont illégaux. Ils sont demandés comme frais de dossier ou de prestations spécifiques.

Ces frais vont de 10 € à plusieurs milliers comme à Grenoble (1750 €), Pau et Toulouse (2255 €), AixMarseille 3 (4555 €).

 

La CSF demande donc :

La suppression des frais d’inscriptions complémentaires et des frais de concours.

Le développement des logements CROUS et la construction de logements étudiants.

La revalorisation des aides au logement .

L’exonération de la taxe d’habitation.

 

 C’est ensemble qu’on avance !

Pour beaucoup de familles, les dépenses scolaires sont bien trop lourdes pour leur budget, phénomène aggravé par le contexte de crise… cela ne peut plus durer ! Pour nous permettre de faire avancer vos revendications auprès des pouvoirs publics, nous invitons tous les lecteurs de l’essor savoyard à participer à notre enquête sur le coût de la scolarité 2012 (questionnaires, relevés de prix…. ).

N’hésitez pas à nous contacter si vous êtes intéréssés au 04.50.24.19.46,

ou à nous renvoyer les questionnaires suivants :

Le coût de la soclarité (transports, photos, cantine, etc)